Les investissements agricoles et l’accaparement des terres dans les pays du sud de la Méditerranée

Équipes-projets
Date: 7 juin 2018 16:30

Lieu: MSH Sud, Site Saint-Charles 2 (arrêt de tram ligne 1 "place Albert Ier"), salles 002 Kouros

Au cours de la dernière décennie, les gouvernements des pays d’Afrique du Nord ont choisi de promouvoir les investissements privés afin d’assurer la sécurité alimentaire de leur pays.De nouveaux modèles de transfert des réserves en terre de l’Etat apparaissent. Il s’agit de légaliser des processus informels d’accaparement réalisés sur les terres du domaine privé de l’Etat et d’asseoir le principe de la redistribution des terres collectives. Les deux instruments utilisés pour la réalisation de cet objectif sont assurés dans le cadre du partenariat public privé, d’une part, et sur le principe de la concession agricole d’autre part.

C’est ainsi que le Maroc après un débat public organisé sur le sort des terres collectives a lancé les appels d’offre pour transférer ces terres au profit d’investisseurs privés. L’Algérie et la Tunisie prévoient des transferts par voie de concession et du partenariat public-privé sur les terres du domaine privé de l’Etat. Cette politique vient rompre un consensus établi depuis la colonisation qui assurait aux communautés rurales le droit d’exploitation des terres collectives (terres tribales). Ces politiques de transfert au profit d’investisseurs privés contribuent à une reconfiguration des structures foncières prévalant dans ces pays.

L’objectif de la journée d’études vise à faire le point sur ces processus en cours, d’identifier l’importance de ces transferts et leurs conséquences sur les modalités des transactions foncières ainsi que sur les marges de manœuvre des paysanneries pour accéder aux terres de culture et aux ressources aquifères. Les modèles intensifs d’exploitation de ces réserves, fondés sur une mobilisation croissante des ressources en eau et en sol, se réalisent sans prendre en considération la question de la préservation de ressources rares et non reproductibles. Cette privatisation d’immenses réserves foncières, légalement détenues par l’Etat, mais souvent exploitées sous diverses formes par des communautés rurales, n’est pas sans conséquences sur l’environnement. Le programme présentera des études de cas dans 4 pays.

 

Programme :

9 h 00 - 9 h 30 : Accueil et introduction Mélanie Requier, CIHEAM-IAMM, UMR MOISA associée GRED et Pascale Maizi, SUPAGRO UMR innovation

9 h30 – 10 h 30 : Quel avenir pour les terres Arch en Algérie ?
 Omar Bessaoud (économiste, enseignant-chercheur CIHEAM-IAMM en retraite)

10 h 30 – 11 h 00 Pause - café

11 h 00 – 12 h 00 : L’évolution du statut des terres collectives au Maroc Jeanne Chiche (géographe, experte foncier, enseignant-chercheure IAV en retraite)

12h00 – 14h00 Pause - déjeuner

14 h 00 – 14 h 45 : Les terres domaniales en Tunisie et leur instrumentalisation pour l'attraction des IDE
 Mustafa Jouili (économiste, Maître Assistant à l’ Université de Tunis)

14 h45 – 15h15 Pause – café

15h15 – 16h00 : Le foncier en Egypte : étude de cas sur les nouvelles terres Tahani Abdelhakim (sociologue rurale, enseignant-chercheure, CIHEAM-IAMM)

16 h 00-16 h 30 Synthèse, clôture

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Email
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.