Equipes-projets MSH Sud

La MSH Sud est une Fédération de recherche du CNRS qui a pour ambition de susciter, soutenir, animer et héberger des recherches exploratoires transversales à fort potentiel innovant et structurant avec le soutien matériel, humain et financier des différentes composantes de la fédération de recherche et le soutien financier de la Région Occitanie Pyrénées - Méditerranée et de Montpellier Méditerranée Métropole (CPER 2015-2020). Dans ce cadre, au terme d’un appel à projets, la MSH Sud soutient chaque année plusieurs équipes-projets interdisciplinaires sélectionnées par son Conseil scientifique.

Cet appel à projets s’inscrit dans les quatre orientations suivantes du projet quinquennal de la MSH Sud :

  1. l'axe « Les ressources : approches globales et systémiques »
  2. l'axe « Gouvernances et politiques publiques innovantes »
  3. l'axe « Quelles alternatives économiques et sociales ? »
  4. l’axe transversal « Paradigmes contemporains de la recherche et de l'action scientifiques »

La date de clôture des candidatures du premier appel à projets de la MSH Sud a été fixée au 20 octobre 2016, pour un démarrage effectif des équipes-projets au 1er mars 2017.

La liste des lauréats du premier appel à projets sélectionnés par le CS de la MSH Sud figurent dans le tableau ci-contre :

 

 

 

 

AMIDA (Archéologie-Mesure-Innovation-Développement-Anatolie)

Les Jardins de l'Hevsel à Amida / Diyarbakir : théories et pratiques pour une croissance  alternative.

Porteurs : CRISES, CIHEAM-IAMM, IFEA, Lersem.

Contacts : Martine Assénat, Hélène Ilbert, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les Jardins de l’Hevsel à Diyarbakir (capitale culturelle de la Turquie de l’Est à majorité kurde) sont installés sur une surface de presque 400 ha doucement étagée entre la forteresse romaine de l’antique cité d’Amida et le Tigre et représentent les plus vastes jardins urbains du Moyen-Orient. Jardins mésopotamiens attestés dès le IXème s. avant J.-C. dans les Annales royales assyriennes, conservant des marques d’occupations romano-byzantines, leurs intérêts patrimoniaux ne tiennent pas à leur seule ancienneté mais aux modulations sociétales alternatives que leur gestion actuelle tend à donner en exemple dans un contexte de pression démographique, de conflit civil ponctuel, de mal-exploitation des ressources naturelles et humaines, et de modèles de croissances obsolètes. Porteur d’espoirs nouveaux, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO en juillet 2015 l’Hevsel l’a été aussi parce qu’il n’est pas le lieu d’un patrimoine-relique mais parce que les paysans d’aujourd’hui transmettent et adaptent des savoir-faire ancestraux, diffusent un modèle de cohabitation ancien-moderne et un équilibre ville-campagne. 

C’est sur ce socle humain que s’appuient les objectifs du programme de valorisation portés par l’agenda du « projet UNESCO » dont les objectifs sont de consolider le maintien des paysans sur ces terres de l’Hevsel, de poursuivre un assainissement de l’environnement des jardins (terre et eau), de favoriser l’organisation de coopérations entre les exploitants, de renforcer les solidarités, de promouvoir les circuits-courts, de responsabiliser les acteurs en interrogeant leurs pratiques, et d’approfondir les connaissances fondamentales sur l’histoire de la cité, de ses populations, de ses territoires et de ses environnements.

Mots clés : Diyarbakır ; Innovation ; Développement durable ; Ecologie ; Humanités

Common-Data

Les données de la recherche, des communs scientifiques ?

Porteurs : Dynamiques du Droit, LabEx Agro.

Contacts : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Pascal Kosuth, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le projet a pour objectif d’engager une réflexion collective entre différents champs disciplinaires de la communauté scientifique Montpelliéraine, sur les dimensions juridiques et sociales des données scientifiques et sur les pratiques des chercheurs et institutions.

L’activité scientifique nécessite le plus souvent la constitution de corpus de données, tant digitales (mesures, enquêtes, enregistrements) que matérielles (collections). Après avoir été une facilité dans l’action, notamment pour l’acquisition et la gestion des données, le numérique s’est également imposé en recherche comme moyen d’analyse puissant des données et devient consubstantiel de nombreuses activités de recherche. Ces évolutions sont sources d’interrogations.

Interrogation sur les voies et moyens de la recherche, mais aussi sur le sens de celle-ci, confrontée à l’externalisation de l’acquisition des données, à la massification des ensembles de données, à une ouverture vers la société sous forme par exemple de recherche-action participative. L’uniformisation numérique de ce matériau de recherche que sont les données, interroge la segmentation disciplinaire traditionnelle. La possibilité de corpus communs facilite, sinon impose, l’hybridation disciplinaire et le partage des modes opératoires (archivage, interopérabilité et « versionnage » des données).

Interrogation sur le contexte juridique de la constitution et de l’exploitation des agrégats de données scientifiques et par delà le socle légal – qui peut s’avérer ténu – sur l’éthique de l’acquisition, de l’exploitation et de la diffusion des données et sur le statut juridique des données de la recherche.

Interrogation enfin sur la dimension économique des réservoirs de données et de leur valorisation. La question du financement de leur collecte et de leur conservation met en pression leur valorisation marchande, avec des enjeux d’ordre patrimonial, de disponibilité, de réservation et de concurrence ; mais aussi de leur valorisation sociétale, avec des enjeux de facilitation d’accès en vue d’une extraction d’utilités et de savoirs aussi large que possible (open data).

A la lumière de ces interrogations, le projet propose ainsi 1° un partage d’analyses des pratiques de la valorisation des données scientifiques dans différents champs disciplinaires ; 2° l’élaboration d’un instrument regroupant les bonnes pratiques (guide ou plateforme) ; 3° une analyse ouverte et prospective des outils juridiques (licences ou autres contrats) destinés à assurer la valorisation et le partage des données.

Mots clés : Données scientifiques ; Valorisation ; Patrimoine scientifique ; Partage ; Montpellier

Pour plus d'information sur le programme Common-Data

ECRIRE

Eco-Critiques : enquête sur les récits, Interprétations et Représentations de l'Environnement.

Porteurs : CRISES, CEFE, CEPEL.

Contacts : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les débats actuels sur la crise écologique, qui agitent aussi bien les sphères économiques et politiques que les milieux académiques, donnent lieu à des controverse qui, par le traitement institutionnel et médiatique dont elles font l’objet, sont susceptibles de faire écran à une prise en compte efficace de la question des mutations des rapports de l’homme à son environnement parce qu’elles ne se disent qu’en termes de crise/non crise : le traitement concret de la crise environnementale en pâtit d’autant qu’il peine à trouver son discours parce qu’il ignore son histoire. Il s’agit donc, d’une part d’analyser cette histoire, et d’autre part, de revenir sur son traitement disciplinaire, institutionnel, et artistique – les trois étant évidemment liés. Le programme réunit des chercheurs d’horizons disciplinaires différents (littératures, philosophie, histoire, psychanalyse, économie, sciences de l’environnement, archéologie) et de laboratoires intersites CRISES, CEFE, CEMM, CEPEL, IRCL, ARTDEV ainsi que des acteurs du rapport à l’environnement (ARTDEV, CEFE- DSSE) et s’ouvre à l’international avec des partenaires au Portugal et au Québec.

Mots clés : Nature/ culture ; Eco-critique ; Ethique ; Grands récits ; Europe du sud

Futur-Eco

Economie collaborative, économie du partage et économie sociale et solidaire : des alternatives sociétales ?

Porteurs : ART-Dev, CORHIS, LEST.

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Ce programme vise à rendre compte de pratiques économiques et sociales émergentes relevant de l'économie du partage et/ou de l'économie sociale et solidaire, qui privilégient l'usage à la propriété des ressources. Certaines pratiques, liées à des plateformes numériques très lucratives, connaissent des succès retentissants (Uber, Airbnb, Wikipedia, etc.). Parfois présentées comme les signaux d'une révolution en marche, ces pratiques en cachent d'autres, moins médiatisées. Ces dernières, parfois anciennes, y compris hors plateformes numériques mais également fondées sur des échanges désintermédiés s'inscrivent dans le champ de l'économie du partage. Elles sont marquées par leur ancrage territorial et des logiques solidaires et/ou écologiques (jardins partagés, recycleries, habitat coopératif, finances solidaires, etc.). Nous nous centrerons en priorité sur ce second type de pratiques et les innovations sociales qui les caractérisent. L’objectif principal de ce projet est d’analyser quelles alternatives économiques et sociales ces pratiques émergentes mettent en place, leurs caractéristiques et leurs objectifs communs. Nous souhaiterions les explorer à partir de trois grands axes, un premier sur la place du travail, de l’emploi et de l’activité dans ces pratiques émergentes, un second sur le rôle joué par les politiques publiques et les mobilisations territoriales dans leur institutionnalisation, et un troisième sur leur mise en perspective historique. En effet, à partir d'une approche pluridisciplinaire, en donnant un poids particulier à l’analyse historique, le programme souhaite interroger la réelle "nouveauté" de ces pratiques. Sur le plan méthodologique, les démarches de recherche-action participatives seront privilégiées en particulier sur les axes 1 et 2 du projet et seront conduites au sein des terrains partenaires. Le travail d'analyse historique s'appuiera sur un corpus de textes large émanant des principaux socialistes, réformateurs, voire ouvriers de l'époque.

Mots clés : Pratiques collaboratives ; Normes entrepreneuriales ; Innovations sociales ; Formes d'emploi ; Mutuellisme ; Occitanie/France/Québec

GIEAN

Groupe Interdisciplinaire sur l'Electricité Atmosphérique Naturelle.

Porteurs : PROMES, CRISES.

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Les processus d'électrification atmosphérique marqués par les transferts de charges électriques sur les surfaces solides ou liquides en suspension dans les gaz atmosphériques sont bien connus des physiciens et astrophysiciens pour leur rôle clé dans la formation du système solaire, et plus particulièrement de la terre. Les échanges interdisciplinaires entre ces communautés ont permis de décrypter la complexité des phénomènes mis en jeu, en particulier sur les modes de charge (charge par effets triboélectriques et ionisation par processus plasma), sur les propriétés des particules chargées, et sur les effets des poussières dans l'accumulation des charges. Les éclairs vecteurs de formation des biomolécules auraient contribué à l'apparition de la vie dans l'atmosphère primitive de la terre. Au quotidien, avec près de100 décharges par seconde, les éclairs, la foudre, et l'ensemble des processus d'électrification naturelle, frappent la terre sans que leur rôle sur l'atmosphère par la production de nanocomposites métal-carbone à base d'aérosols ne soit pris en compte. L'impact de ces nanomarqueurs de l'électricité sur le climat, le monde minéral et vivant, particulièrement l'homme, restent ignorés. Ce biais de connaissance tient en grande partie au fait que les bases solides de physique nécessaires à la compréhension des processus d'électrification atmosphérique ne sont pas aisément accessibles à d'autres communautés scientifiques, rendant ainsi les échanges interdisciplinaires difficiles. L'objectif du Groupe Interdisciplinaire sur l'Electrification Atmosphérique Naturelle est de construire une équipe-projet sur cette thématique dotée d'un ensemble d'outils de communication pour faciliter le dialogue entre tous les partenaires intéressés. Les savoirs convoqués sont ceux de l'histoire, l'anthropologie, l'archéologie, la philosophie et de la littérature, de la physique, des géosciences, des sciences environnementales, de la biologie et des sciences médicales.

Mots clés : Electricité ; Atmosphère ; Nanoparticules ; Environnement ; Sociétés

JORI (Japon - Occident - Rome - Interdisciplinarité)

Le Jôri de Nakatsu. Etude comparée et valorisation culturelle des paysages antiques du Japon et de l’Occident méditerranéen romain.

Porteurs : UPVM3, CNRS.

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Ce projet consiste dans l’étude comparée de deux systèmes paysagers antiques, le Jôri de Nakatsu (Kyushu, Japon méridional) et la limitation, réseau orthogonal qui structurait le territoire des cités du bassin méditerranéen romain, lesquels partagent une évolution historique à bien des égards semblable : à l’État impérial antique a succédé, au Japon comme dans l’Occident romain, une période féodale caractérisée par l’éclatement de l’autorité politique en multiples cellules autonomes, processus qui a eu sur les territoires des conséquences comparables, avant que les révolutions industrielles et l’essor urbain n’achèvent de démanteler, en Europe comme au Japon, la trame paysagère antique. Les remarquables similitudes entre les deux systèmes (réalisation matérielle, évolution morpho-historique, liens avec les pratiques cultuelles - culte impérial -, mécanismes d’obsolescence), autorisent de fécondes perspectives comparatistes, à la fois quant à la méthodologie de la recherche sur les anciens parcellaires, l’histoire des techniques, celle du paysage rural, et celle des sociétés et des États qui en firent un instrument éminent de contrôle et d’administration territoriale.

A ce programme scientifique s’adosse la constitution d’un dossier de classement du Jôri au Patrimoine mondial de l’UNESCO, au titre de « paysage culturel» exceptionnel : il sanctionnerait la permanence et la vivacité de manifestations cultuelles et folkloriques liées au jôri et aux sanctuaires qui lui sont associés, sans discontinuité depuis l’antiquité ; il garantirait la préservation d’un paysage rural condamné à brève échéance à la disparition par la pression foncière et immobilière ; il protègerait les paysans vivant de la riziculture et donnerait aux municipalités un moyen d’endiguer la vente des rizières aux promoteurs ainsi que de promouvoir un modèle de développement durable et intégré. La préservation du système hydraulique réglant le débit de l’inondation des rizières, lui même hérité - inchangé - de l’antiquité, garantirait enfin le maintien d’un équilibre écologique fragile et original (flore, micro-faune topiques) indissociable du bien-être et du maintien sur place des habitants. Enfin, le Classement offrirait des perspectives complémentaires non négligeables, dans le contexte spécifique d’économie culturelle et de loisir (tourisme de thermalisme, cures) qui caractérise aujourd’hui la région de Kyushu.
C’est là un enjeu de société majeur, qui dépasse de loin les seules implications patrimoniales ou scientifiques.

Mots clés : Méditerranée romaine ; Japon ; Occident ; Paysage culturel ; Interdisciplinarité ; Développement durable

LumAC20-21

Lumières actives 20e et 21e siècles.

Porteurs : IRCL, IMAG, Université Panteion de sciences sociales et politiques (Athènes).

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L’objet du projet « Lumières actives : 20e et 21e siècles » est d’analyser le phénomène politique, philosophique et culturel que désigne en français le syntagme Les Lumières, en s’intéressant tout particulièrement à ses « réactivations » dans le monde contemporain, aux 20eme et 21eme siècles. Le concept est loin d’être unifié : les termes employés pour le désigner dans les différentes langues ne sont pas véritablement synonymes. Il occupe toutefois une place fondamentale dans les représentations collectives, comme on l’observe lors d’événements politiques, de conflits, de luttes d’émancipation, ou d’actes de terrorisme. Il s’agit donc de mieux comprendre la façon dont ce courant, unique ou multiple, touche aujourd’hui différentes cultures et se trouve réactivé ou contesté de différentes façons. L’enquête porte sur ce que l’on pourrait nommer les Lumières actives. On utilisera surtout cette expression lorsque les concepts qui sont généralement associés aux Lumières ont un effet structurant sur les débats (liberté, égalité, droits de l’Homme, laïcité, tolérance, universalisme...). Mais le projet ne se limite pas aux concepts philosophiques et politiques. Par l’association des trois porteurs scientifiques (l’Institut de recherche sur la Renaissance, l’âge Classique et les Lumières, l’équipe DEMa de l’Institut Montpelliérain Alexandre Grothendieck et l’Université Panteion des sciences sociales et politiques d’Athènes), il a l’ambition d’articuler la réflexion sur la réactivation des concepts fondamentaux des Lumières et une réflexion sur les mathématiques comme porteuses de rationalité scientifique et politique. Au 18eme siècle, Condorcet a œuvré à une telle combinaison en forgeant le concept « d’arithmétique politique » qu’il nommera sous la Révolution française « mathématique sociale ». Cette articulation de la philosophie, des mathématiques et du politique, à travers notamment les questions liées au choix social, constitue un enjeu central pour les sociétés contemporaines.

Mots clés : Lumières ; Monde contemporain ; Valeurs universelles ; Sciences humaines et mathématiques ; Choix social

Pour en savoir plus sur le programme LumAc20-21

Panarchi

Mobiliser le patrimoine naturel et culturel pour une agriculture inclusive : une alternative pour les petits producteurs de quinoa en Argentine et au Chili ?

Porteurs : CEFE, ISEM.

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PANARCHI cherche à savoir si la mobilisation du patrimoine naturel et culturel peut constituer un levier efficace pour l'inclusion de l'agriculture paysanne dans les circuits économiques à différentes échelles. À partir d'études de cas centrées sur la production de quinoa en Argentine et au Chili, nous examinerons comment la récupération de l'agrobiodiversité locale et la reconstitution de l'histoire agraire des communautés peuvent servir à promouvoir l'origine et la qualité des produits de l'agriculture paysanne sur les marchés locaux voire internationaux. S'appuyant sur les notions de biens communs et de résilience socio-écologique, et mobilisant les outils de la recherche participative, PANARCHI propose d'ouvrir une réflexion sur les conditions d'une agriculture paysanne inclusive et de leur appropriation par les petits producteurs. Les collaborations engagées et les débats ouverts, y compris à l'extérieur du projet, poseront les jalons de futurs projets de recherche internationaux autour de l'agriculture inclusive.

Mots clés : Amérique du Sud ; Changements globaux ; Agriculture inclusive ; Gestion participative des biens communs ; Systèmes socio-écologiques

POLITERS

Les POlitiques de la TERre au Sud : entre Etat, marchés et dispositifs coutumiers. 

Porteurs : ART-Dev, GRED.

Contacts : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Philippe LavigneDelville

Au croisement des axes 1 et 2 de l’AAP de la MSH-Sud, le programme « POLITERS » poursuit et développe les activités d’animation scientifique de l’équipe-projet du Pôle Foncier de Montpellier en partenariat avec la MSH-S depuis 2012.

Sous la tutelle de l’IRD, du Cirad, de Supagro et de l’IAMM, le Pôle Foncier de Montpellier constitue un espace d’animation scientifique transversal sur le foncier rural dans les pays du Sud. Ses activités se structurent autour de trois principales réalisations.

Au cours de journées thématiques trimestrielles, des chercheurs spécialistes du foncier croisent les perspectives disciplinaires, analytiques et géographiques relatives aux dynamiques sociales autour de l’accès et du contrôle des ressources à base foncière ; les chercheurs et praticiens qui rencontrent l’objet foncier affinent leur questionnement sur le sujet. L’organisation des journées fait un large appel à des chercheurs extérieurs, français, européens ou du Sud, dans la limite des moyens disponibles.

Les journées doctorales du foncier offrent annuellement à des doctorants du Nord et du Sud (15 à 20) l’occasion de présenter leur travail à des spécialistes de plusieurs disciplines, d’échanger au cours d’une table ronde et d’assister chaque jour à une conférence plénière d’un chercheur confirmé.

Edités par l’équipe et accessibles gratuitement sur le site du Pole (www.pole-foncier.fr), les « Cahiers du Pôle Foncier » proposent des résultats de recherche menées par les membres du Pôle et leurs partenaires.

L’audience du Pôle est amplifiée par la diffusion des conférences et des journées thématiques sur le canal MSHSUD-TV.

Mots clés : Foncier et ressources naturelles ; Animation scientifique ; Développement ; Politiques publiques ; Sud

POST

Penser les sOrties de guerre au prisme des politiques des reSsources et des crises naTurelles".

Porteurs : ART-Dev, CRISES, GRED.

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Le projet POST vise à éclairer les sorties de guerre à partir d’un dialogue interdisciplinaire sur les politiques publiques relatives aux ressources naturelles qui y sont mises en œuvre, et à la lumière des travaux récents sur les politiques de gestion de crises naturelles. Il réunit une équipe de chercheuses et de chercheurs, jeunes et confirmés, géographes, historiens, politistes et socio- économistes, qui espèrent incuber des projets de recherche futurs, en complémentarité avec d’autres équipes-projets telles que le Pôle Foncier, centré sur l’animation et la diffusion scientifiques.

POST entend renouveler la réflexion sur les sorties de guerre en croisant deux ensembles de questionnements. D’une part, en quoi la fabrique des politiques des ressources naturelles nous renseigne-t-elle sur des dynamiques territoriales, sociales, politiques et économiques qui échappent aux radars des spécialistes du « post-conflit », si souvent centrés sur les dispositifs visant explicitement la pacification ? D’autre part, quelles pistes de réflexions offrent aux analyses des sorties de guerres les travaux récents menés sur les sorties de crises naturelles, en particulier sur les recompositions territoriales, les jeux d’acteurs et les échelles spatio-temporelles qui y sont associées ?

En soumettant des terrains d’enquête variés, situés aux Suds (y compris au Sud de l’Europe), à ces questionnements interdisciplinaires communs sur les ressources et les crises naturelles, notre équipe- projet mettra en évidence les ruptures et les continuités de formes de gouvernement, de hiérarchies sociales ou encore d’inégalités territoriales qui donnent à voir de façon non-téléologique les fragilités et l’indétermination des situations entre guerre et paix.

Le travail de POST s’organise en trois axes: 1) Dialogue interdisciplinaire sur les catégories d’analyse, 2) Mise en commun des travaux empiriques trans-ressources et internationaux, 3) Partage des recherches à l’interface science/société.

Mots clés : Sortie de guerre ; Ressources naturelles ; Crises naturelles ; Action publique ; Suds

REBOND

Du déclin au rebond : vers un (re)développement territorial plus juste en Méditerranée ?

Porteurs : ART-Dev (Perpignan, Montpellier 3, Cirad).

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Prenant le contrepied du paradigme dominant du développement et de l’attention généralement portée sur les territoires « qui gagnent », ce projet envisage de front un processus souvent éludé par les collectivités : le déclin territorial, ainsi que les solutions alternatives et politiques innovantes mises en œuvre par les acteurs de ces territoires « qui perdent ». Son objectif est de saisir, par une approche pluridisciplinaire, les mécanismes territoriaux qui permettent le passage du déclin au rebond.

Un premier axe de travail vise à dresser un état de la littérature inédit par son ampleur sur la notion de déclin ainsi que les termes avec lesquels elle dialogue ou s’oppose (développement, marginalisation, périphérialisation, etc.). Il s’agit ainsi de comprendre ces mutations : renforcement de la capacité d’action à l’échelle locale, mise en place de politiques alternatives au néolibéralisme, intégration de préoccupations de justice socio-spatiale. A cet effet, un séminaire réflexif permettra de réunir les paroles d’experts et de construire une synthèse valorisable sous forme de publications thématiques (par aire ou par terme) et synthétiques.

Un second axe de travail réside dans la caractérisation fine de la notion de déclin grâce à 1/ la recherche d’indicateurs consolidés en vue d’établir une typologie des territoires en déclin, 2/ l’identification des conditions d’émergence des politiques alternatives et/ou innovantes, 3/ l’analyse des facteurs institutionnels et organisationnels de blocage dans les processus de rebond territorial. Ce projet s’appuie enfin sur des stages réalisés par des étudiants de masters professionnels de la COMUE (économie sociale et solidaire, aménagement, géographie...), donnant lieu à des études de cas approfondies en Languedoc-Roussillon et au Maroc. Cela constituera également une interface privilégiée entre les milieux académiques et opérationnels, qui sera capitalisée par l’organisation de workshops, complémentaires des séminaires.

Mots clés : Déclin ; Développement local ; Innovations sociales ; Languedoc Roussillon ; Maroc

RISE (Recherche Interdisciplinaire sur le Sauvage en Europe)

Nature vs sociétés ? Manifestations et structurations du sauvage, vulnérabilité et adaptation des sociétés : approches interdisciplinaires.

Porteurs : CRISES, CEFE.

Contacts : Antoine Pierrot, Nicolas Lescureux

Qui a peur du loup ? Le projet RISE vise à analyser les situations de crises des sociétés et les solutions d’adaptation face à l’intrusion du sauvage. Le loup est placé au centre de la focale, parce qu’il révèle à l’extrême les tensions sociales : les éleveurs s’opposent aux protecteurs de la faune ; les ruraux dénoncent des mesures de protections qui seraient le fait de décideurs urbains ne vivant pas au quotidien les menaces. Celles-ci sont aussi un enjeu médiatique, le loup fait de l’audience. C’est également un sujet qui interpelle les politiques voire la politique, impuissants face à des interlocuteurs inconciliables. Cette expansion du loup en Europe montre aussi des vulnérabilités qui s’inscrivent dans le rapport et l’aménagement de l’environnement. Les friches, l’isolément, le climat sont des facteurs qui comptent.

RISE vise l’étude comparative de deux terrains où les loups ont fait parler, écrire, compter. L’un est la Roumanie. Les attaques sont anciennes et nombreuses. L’autre est dans les Cévennes. Cette zone de pâturage commence à être exposée depuis quelques années. Les étudier comparativement, c’est saisir leurs ressemblances et leurs dissemblances, c’est comprendre comment les sociétés humaines font face à elles-mêmes quand le sauvage frappe à leur porte. L’approche historique et écologique est une nécessité car les phénomènes de vulnérabilité et d’adaptation s’inscrivent dans la durée. Le projet RISE entend donc dresser un état des lieux factuel dans le temps et dans l’espace de ces relations entre hommes et loups, en dépouillant les archives du passé (presse, registres paroissiaux et d’état civil, archives des sociétés de chasse...) et en en recueillant les mémoires récentes et immédiates des attaques. La recherche est interdisciplinaire car son objet est un point de rencontre et de tension entre les hommes et la nature. Parce que ce projet questionne le présent et élabore des points de comparaison avec le passé, il entend comprendre et intervenir dans des débats de sociétés parfois virulents et contribuer ainsi à l’élaboration d’un « espace public » qui dépasse les postures radicales.

Mots clés : Sauvage ; Domestique Europe de l’Est et France du Sud ; Prédateurs ; Espèces invasives ; Débats de société ; Controverses

TEXTEOR  (TEXt managemenT systEM for innOvative Research)

Porteurs : PROJEKT, LERASS-Ceric, CRPMS.

Contacts : Stéphane Vial, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les Digital Humanities constituent aujourd'hui l'un des chantiers interdisciplinaires les plus novateurs pour la recherche en sciences humaines et sociales face aux défis du numérique. On peut les définir comme une préoccupation transdisciplinaire pour « la fabrique numériquement appareillée du savoir, incluant sa production (la recherche), sa transmission (l’enseignement) et sa diffusion (la publication) » (Vial, 2016). Ce projet s’inscrit dans le troisième volet, celui de la diffusion et de la publication, et vise à structurer une équipe interdisciplinaire restreinte de chercheurs autour de la thématique de l'innovation numérique et éditoriale par le design dans le domaine particulier de l'édition académique en SHS. Cette thématique est l'une de celles que développe le programme « Design numérique, littératie et édition » porté par Stéphane Vial au sein de la nouvelle équipe d'accueil PROJEKT (EA 7447) à l'Université de Nîmes. Inscrit dans la culture de l'innovation sociale par le design numérique, ce projet s'inscrit dans l'effort international de recherche connu sous le nom de Design Research ou Design Studies et mise sur le design comme catalyseur interdisciplinaire. Le design sera mobilisé dans les trois dimensions suivantes : expertise de design d'expérience utilisateur (UX design), processus de co-conception créative (codesign) et méthode d'innovation en matière de modèles économiques (design management). L'objectif est de constituer autour du design une culture interdisciplinaire et un protocole de recherche communs entre les membres de l'équipe-projet, en vue d'élaborer à terme un nouveau cadre conceptuel et méthodologique favorisant l’émergence de modèles innovants pour l’édition académique en SHS.

L'équipe-projet s'appuiera sur un terrain d'expérimentations constitué des trois revues savantes que dirigent, chacun-e dans sa discipline, les trois porteurs du projet : (i) la revue Sciences du Design (Stéphane Vial, porteur 1) ; (ii) la revue COSSI : Communication, Organisation, Société du Savoir et de l'Information (Lise Verlaet, porteur 2) ; (iii) la revue Recherches en psychanalyse (Rémy Potier, porteur 3).

Mots clés : Humanités numériques ; Edition savante ; Design ; Francophonie ; Union Européenne